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Communiqué

Un an après sa mise en œuvre, le Plan de gestion des produits chimiques du Canada respecte le calendrier prévu et produit des résultats

20 novembre 2007

OTTAWA - À l'occasion de la Journée nationale de l'enfant et à l'approche du premier anniversaire de l'entrée en vigueur du Plan de gestion des produits chimiques, le 8 décembre, l'honorable Tony Clement, ministre de la Santé, et l'honorable John Baird, ministre de l'Environnement, ont annoncé aujourd'hui deux importantes mesures qui illustrent bien comment ce Plan contribue à protéger la santé des Canadiens et l'environnement.

Conformément à l'engagement qu'ils ont pris il y a près d'un an, les fabricants, oeuvre importateurs et utilisateurs industriels des substances hautement prioritaires ont fourni et continueront de fournir tous les trois mois à Environnement Canada et à Santé Canada des renseignements sur des lots constitués de 15 à 30 substances. Le quatrième et plus récent lot a été rendu public le 17 novembre. Cette initiative, désignée « Défi », exige de l'industrie et des intervenants qu'ils présentent au gouvernement des renseignements sur la gestion des substances hautement prioritaires qui ont été définies l'automne dernier dans le cadre du processus de pointe mis en place par le Canada pour la catégorisation des substances chimiques existantes.

« Le Plan exige de l'industrie qu'elle rende compte des substances qu'elle utilise, précise le ministre Baird. Tous les intervenants - qu'il s'agisse d'industries, d'organismes non gouvernementaux ou de chercheurs universitaires - ont quatre mois après la publication de chaque lot pour fournir l'information exigée, laquelle nous servira ensuite à déterminer les mesures à prendre pour protéger la santé des Canadiens et l'environnement. »

Le défaut de fournir de nouvelles données scientifiques ou de faire la démonstration d'un contrôle et d'une utilisation efficaces n'empêchera pas le gouvernement d'agir pour protéger la santé humaine et l'environnement. Les lots continueront d'être publiés tous les trois mois au cours des deux prochaines années.

Le gouvernement du Canada a aussi annoncé un investissement de 3,9 millions de dollars pour le financement de la plus vaste étude du Canada sur les substances chimiques présentes dans l'environnement auxquelles sont exposés les femmes enceintes et leurs bébés. L'étude est cofinancée par Santé Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada et le ministère de l'Environnement de l'Ontario qui y alloue la somme additionnelle de 200 000 $.

Dans le cadre de cette étude désignée l'Étude mère-enfant sur les composés chimiques de l'environnement (MIREC), quelque 2 000 femmes seront recrutées durant le première trimestre de leur grossesse et seront suivies jusqu'à l'accouchement et jusqu'à huit semaines après la naissance de leur bébé. Cette étude est le fruit d'une collaboration entre des scientifiques de Santé Canada, l'Hôpital Sainte-Justine de Montréal et des chercheurs-cliniciens de Vancouver, Calgary, Winnipeg, Sudbury, Ottawa, Kingston, Hamilton, Toronto et Halifax. L'Hôpital Sainte-Justine est le centre de coordination pour cette étude.

« L'étude MIREC s'inscrit dans le Plan de gestion des produits chimiques et constitue une suite utile pour déterminer le type et les quantités de produits chimiques présents dans notre environnement et nos organismes, précise Ken Ogilvie de Pollution Probe. Ces données nous aideront ensuite à protéger la santé future de nos enfants. »

« L'étude nous fournira de précieux renseignements de base en regard desquels nous pourrons évaluer nos progrès futurs », ajoute le ministre Clement. Elle respecte ainsi l'obligation de rendre compte aux Canadiens, quant aux mesures prises pour protéger la santé et l'environnement. »

« La recherche joue un rôle essentiel dans l'élaboration des politiques publiques », souligne le Dr William Fraser de l'Hôpital Sainte-Justine, co-chercheur principal de l'étude MIREC. « Les connaissances que cette étude nous permettra d'acquérir nous aideront à comprendre les incidences de l'environnement sur la santé des populations les plus vulnérables du Canada. »

L'étude MIREC vient compléter l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) qui a été lancée au niveau national plus tôt cette année dans le but de recueillir des échantillons biologiques auprès de 5 000 Canadiens âgés de 6 à 79 ans, ainsi que des données sur la santé et le mode de vie de ces personnes et sur les substances chimiques présentes dans l'environnement.

Pour de plus amples renseignements sur le Plan de gestion des produits chimiques, visitez le site www.substanceschimiques.gc.ca.