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Fiche d'information

Alliance mondiale de recherche sur les gaz à effet de serre en agriculture

Si notre connaissance et notre compréhension de l’atténuation des gaz à effet de serre (GES) en production agricole progressent, il nous sera plus facile de mettre au point de nouvelles technologies et pratiques que les agriculteurs canadiens pourront appliquer pour améliorer leur performance environnementale et la rentabilité de leur entreprise.

Gestion des émissions de GES d’origine animale 

Les émissions de méthane provenant des bestiaux découlent d’une digestion inefficace des aliments consommés, et ce sont les producteurs qui en paient le prix. Il se peut que les recherches sur de nouveaux aliments et fourrages, sur la valorisation alimentaire et sur l’amélioration de la digestion chez les bestiaux permettent de réduire leurs besoins alimentaires et les coûts qui y sont associés et d’abaisser les émissions de GES.

Piégeage du carbone dans les paysages agricoles 

En gérant mieux le carbone, il est possible d’atténuer les effets des GES à la fois directement et indirectement, dans ce dernier cas par une réduction de la consommation de carburants fossiles. Le recours à des pratiques de travail réduit du sol (par exemple le système de culture sans labour) permet d’emprisonner les engrais dans le sol, ce qui améliore la qualité du sol pour la prochaine culture et réduit les coûts en engrais assumés par l’agriculteur. Ces pratiques peuvent abaisser les émissions de dioxyde de carbone, améliorer la rétention d’eau, réduire l’érosion du sol et améliorer la qualité de l’air.

Les recherches sur la mesure, la déclaration et la vérification du carbone organique présent dans le sol après l’apport de changements à la gestion des terres cultivées permettront de dresser l’inventaire des GES dans les terres agricoles. Grâce à de meilleures méthodes et technologies de déclaration du carbone, les agriculteurs pourront encaisser de nouveaux revenus par l’intermédiaire de futurs marchés d’échange de crédits d’émissions de carbone.

Les systèmes agroforestiers peuvent absorber le dioxyde de carbone, améliorer la productivité et la durabilité des terres agricoles et aider les agriculteurs en haussant les rendements des cultures, en réduisant les coûts des intrants par la production de biomasse, et en atténuant l’érosion du sol et le lessivage des nutriments.

Systèmes culturaux intensifs ayant recours à l’irrigation de manière intensive

La pratique d’irrigation de manière intensive hausse les coûts de production et est directement liée à l’augmentation des émissions de GES. À l’heure actuelle, 40 p. 100 des surfaces productrices d’aliments dans le monde sont irriguées, et ce pourcentage pourrait grimper avec la croissance démographique et l’augmentation correspondante de la demande d’aliments. Les recherches dans ce domaine comporteront des avantages à la fois pour les agriculteurs et l’environnement en accroissant l’efficience de l’utilisation de l’eau et de l’énergie.