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Discours

Le PM et son homologue de la Saskatchewan annoncent un important projet de séquestration et de stockage du carbone

Le 25 mars 2008
Estevan

Merci beaucoup. Bon après-midi, Mesdames et Messieurs. Je dois tout d’abord vous dire que je suis très heureux d’être à Estevan. C’est en effet pour moi un grand plaisir d’être de retour dans la circonscription de Souris-Moose Mountain et d’être présenté par l’un de nos meilleurs députés, Ed Komarnicki. Comme vous le savez, Ed fait un travail extraordinaire à titre de député et de secrétaire parlementaire de la ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration. Je vous demande donc de l’applaudir. Je tiens en outre à remercier Pat Youzwa et le personnel de Sask Power à la centrale du barrage Boundary d’avoir organisé cette visite et de nous avoir accueillis ce matin.

Je salue mes collègues ici présents, Andrew, Dave et, bien sûr, Rob, que je suis heureux d’avoir avec nous et que j’aurai le grand plaisir de présenter à la Chambre des communes lundi prochain. Ce sera un grand jour. C’est formidable de revoir Roy Bailey, qui a été pendant sept ans le député de Souris-Moose Mountain. Je suis ravi que vous ayez pu vous joindre à nous. Vous n’avez pas du tout changé, la retraite vous va donc très bien. Je tiens aussi à remercier le ministre Gary Lunn qui a beaucoup travaillé en prévision de l’annonce d’aujourd’hui. Je suis aussi très heureux d’accueillir toutes les personnalités locales, les députés de l’assemblée provinciale et vous, Monsieur le Premier ministre Brad Wall que je salue cordialement.

C’est formidable d’être de retour en Saskatchewan, l’étoile montante du nouvel Ouest, et de partager à nouveau la scène avec Brad. Il y a tout juste deux mois, nous nous étions rencontrés à Prince Albert, où nous avons annoncé la composante saskatchewannaise de la Fiducie pour le développement communautaire. Cette fiducie appuie les programmes provinciaux destinés à aider les travailleurs et les collectivités où des emplois ont été perdus à la suite de la volatilité des marchés mondiaux. Cette partie de la province n’est évidemment pas concernée, mais d’autres, oui. Depuis, nos deux gouvernements ont mis la dernière main à un certain nombre d’ententes. Certaines permettront de renforcer la sécurité publique grâce, par exemple, au recrutement de 100 nouveaux agents de police dans les municipalités de la province. D’autres permettront de stimuler la formation et le perfectionnement des compétences pour répondre à la demande en croissance rapide de main d’œuvre qualifiée. Elles concerneront en particulier la multiplication des débouchés d’emploi et de formation des peuples autochtones afin qu’ils profitent des bons emplois qu’offrent les secteurs des ressources en pleine croissance. Toutes ces ententes témoignent de l’engagement de notre gouvernement envers le fédéralisme, une approche des relations fédérales-provinciales fondée sur le respect des champs de compétences provinciaux et sur la collaboration avec d’autres ordres de gouvernement. Cette relation de travail constructive entre Ottawa et la Saskatchewan illustre la réussite de cette approche pour obtenir des résultats en faveur des Canadiennes et des Canadiens. En fait, c’est la raison pour laquelle le Premier ministre Wall et moi-même sommes ici réunis aujourd’hui. Nos deux gouvernements se sont engagés à concilier la croissance économique et la protection de l’environnement. C’est en effet une question importante pour la Saskatchewan, car la province est un des moteurs des Prairies pour la production d’énergie et de ressources. Deux mille sept a été une année record. Deux mille huit le sera à nouveau pour l’exploration minérale dans la province. L’uranium, la potasse et d’autres ressources de la Saskatchewan sont très en demande dans le monde entier. De grandes perspectives s’ouvrent pour l’exploration des sables bitumineux dans le Nord et l’exploitation de pétrole brut léger dans le sud est. Ce sont des moments captivants pour la province qui a désormais un nouveau gouvernement. Mais nous voulons nous assurer de concilier ces débouchés économiques et nos responsabilités environnementales.

C’est un principe directeur que s’est donné notre gouvernement depuis son arrivée au pouvoir il y a deux ans. C’est un principe sur lequel repose aussi notre plan de gestion des produits chimiques, un plan qui a fait du Canada un chef de file dans la réglementation des produits que l’on trouve souvent dans nos maisons et au travail et qui peuvent être toxiques. C’est un principe sur lequel repose aussi notre programme écoÉnergie, qui offre des incitatifs pour encourager l’amélioration de l’efficacité énergétique et le développement de sources d’énergie renouvelable alternatives.

C’est un principe sur lequel repose aussi l'Éco-Fiducie, qui permet au gouvernement fédéral d’appuyer les efforts provinciaux à travers le pays afin de combattre les changements climatiques et la pollution atmosphérique.

C’est ce principe qui est également à l’origine de notre plan Prendre le virage, qui vise à régir les émissions de gaz à effet de serre produits par les principales industries au pays. Dans ce plan, nous nous sommes fixés un objectif ambitieux : réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % en chiffres absolus d’ici 2020. Pour la première fois de notre histoire, nous imposons également des réductions obligatoires à nos grandes industries. Notre régime de réglementation deviendra ainsi l’un des plus rigoureux au monde. Au début du mois, le ministre John Baird a donné des précisions additionnelles sur notre stratégie, qui prévoit notamment la création d’un marché d’échange des droits d’émission de carbone ainsi que l’imposition de normes sévères aux secteurs de l’énergie et de l’exploitation des sables bitumineux, deux des plus grands émetteurs au pays. Nous interdisons ainsi la construction de nouvelles centrales au charbon polluantes et nous exigeons que les nouveaux projets d’exploitation des sables bitumineux utilisent la technologie de captage et de stockage du carbone.

Cette nouvelle technologie est d’ailleurs au cœur de l’annonce que nous sommes venus faire aujourd’hui. Lorsqu’elle sera pleinement opérationnelle, cette technologie permettra d’entreposer hermétiquement sous terre les émissions de dioxyde de carbone provenant de l’exploitation des sables bitumineux et des centrales au charbon. L’utilisation de cette technologie sur une base industrielle est un élément clé pour permettre au Canada de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Selon le groupe de travail sur le captage et le stockage du carbone, il serait possible de stocker sous terre entre le tiers et la moitié des émissions de gaz à effet de serre prévues d’ici 2050. Cette technologie permettra de faire du Canada un chef de file dans la production d’énergie propre et de rendre ses produits énergétiques d’autant plus attrayants sur le marché mondial que les intervenants sont de plus en plus préoccupés par les émissions de carbone. Lorsque ce jour arrivera, nous pourrons dire avec fierté que ce projet est né ici en Saskatchewan. Le projet de démonstration de captage du carbone Weyburn-Middale qui se déroule non loin d’ici est déjà le plus grand projet de ce type au monde.

Voilà pourquoi nous annonçons un financement pour un partenariat avec le gouvernement2008-05-12#233;monstration commerciale ici-même à Estevan à la centrale du barrage Boundary. Ce sera l'un des premiers et plus importants projets de démonstration de captage et de stockage du carbone au monde. Une fois pleinement opérationnel, il permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre au Canada d'un million de tonnes par année.

Le barrage Boundary est un endroit idéal pour ce projet. Ce barrage a bien répondu aux besoins de la Saskatchewan pendant des décennies, mais ses mécanismes de contrôle des émissions sont maintenant dépassés. En combinant la technologie ultramoderne de captage et de stockage du carbone à de meilleurs procédés de récupération du pétrole, le projet du barrage Boundary permettra au Canada de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’un million de tonnes par année tout en produisant jusqu’à une centaine de mégawatts d’énergie propre. En alliant la technologie de captage et de stockage du carbone au dynamisme de notre secteur énergétique, nous avons la possibilité de faire du Canada une superpuissance en matière de production d’énergie verte. Nous pourrons ainsi non seulement réduire considérablement nos émissions, mais également exporter cette technologie ailleurs dans le monde et contribuer à réduire grandement les émissions à l’échelle mondiale.

Mesdames et Messieurs, comme je l’ai déjà mentionné, l’époque des paroles creuses en matière d’environnement est révolue. Nous prenons des mesures concrètes pour produire des résultats tangibles et faire du Canada un chef de file mondial dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le gouvernement est résolu à la fois à assainir l’environnement et à consolider l’économie afin que les générations futures puissent profiter d’un niveau et d’une qualité de vie équilibrés. Merci.